L’accompagnement des pleurs avec Nicolas

Aborder le thème des pleurs est un sujet un peu compliqué car sujet à de multiples interprétations et controverses.
Il existe plusieurs interprétations possibles qui vont essayer de répondre aux pleurs des bébés, apportant des conseils et explications pour aider au mieux les parents qui ne comprennent pas ce qui se passe chez leur enfant quand il se met à pleurer.

Au cabinet, durant les séances où je reçois un bébé ou un enfant,  je partage ma vision et mon explication claire sur les  bienfait de l’accompagnement des pleurs aux parents. Le postulat de départ est que les pleurs sont un moyen naturel, physiologique et sain pour les bébés de se libérer de leurs tensions.

Pourquoi un bébé pleure ?

Parce que jusqu’à ce qu il puisse parler et se faire comprendre , c’est son seul moyen pour communiquer avec son entourage. Le bébé pleure quand il a faim, pour un inconfort comme changer la couche ou de position ou trop chaud trop froid, pour réclamer de l’attention.

Mais pas seulement il pleure aussi pour se libérer pour décharger ses tensions accumulées, ce sont des pleurs de guérison.

Pour résumé il existe des pleurs de communication et des pleurs de guérison. Ce sont malheureusement souvent ces derniers pleurs qui sont réprimés et mal compris.

 La référence bibliographique est la pédiatre américaine Aletha Solter dont je conseille vivement la lecture de ses livres  « Pleurs et colère chez le nourrisson et le bébé » « mon bébé comprend tout » entre autre, explique très bien l’intérêt d accompagner les pleurs de son enfant.

 Mes expériences en cabinet avec les bébés et aussi mon travail en maternité m ont amené progressivement à comprendre l’intérêt d’accompagner les pleurs des bébés. Notamment en observant la détente et le relâchement que créaient ses pleurs de décharge et aussi par la même occasion les retours des patients sur les changements radicaux de leur petit.
Arrêt des coliques, meilleur sommeil, sourires etc …

Pourquoi un bébé a t il besoin de décharger et de quoi ?

Selon mon expérience les bébés sont des éponges ils absorbent tout ce qui les entourent l agréable et le désagréable , notamment tous les stress qui ont affectés la mère (surtout au début) pendant la grossesse et les premiers mois de vie.
Les bébés sont aussi souvent trop stimulés les premiers mois ce qui saturent leurs systèmes nerveux et créer un trop plein.
Les bébés sont aussi dans une situation de dépendance totale face à leur environnement qui génèrent beaucoup de frustrations , choses inévitables même pour des parents qui feront les choses aussi parfaitement que possible.

Une fois né, le nourrissons va essayer de se libérer de ce trop plein par le moyen le plus efficace à  sa disponibilité : les pleurs.
La difficulté pour les parents et surtout pour les jeunes mamans, est de comprendre ce qui se passe.
En effet, ces pleurs de décharge sont souvent insupportables pour les parents peuvent être angoissant car personne n’explique ce qui se passe lorsqu’un enfant pleure concrètement.
Les reflexes habituels sont de calmer l’enfant par tous les moyens possibles : téter, tétines, bercement , etc..
Les parents pensent bien faire car ils interprètent ces pleurs comme des pleurs de souffrance et de douleurs alors qu’il s’agit souvent du contraire ce sont des pleurs de guérison, de relâchement. 
En calmant ainsi l’enfant , ils induisent malgré eux, des mécanismes de contrôle qui indiquent à l’enfant de ne pas pleurer ou que pleurer est mauvais.
L enfant finira par se calmer. En effet cela fonctionne ! mais les tensions restent en lui et l’empêchent de se détendre complètement.


Un autre chemin est possible c’est celui que je pratique et que je recommande depuis 10 ans : il s’agit d’accompagner les pleurs consciemment de son enfant.
Cela n’est pas évident mais avec un peu de pratique cela devient naturel. Je le constate tout les jours au cabinet.

Accompagner les pleurs ne veut pas dire laisser pleurer l’enfant tout seul dans son lit.   Il ne faut JAMAIS laisser pleurer un enfant seul.

Les pleurs demandent une pleine présence et écoute totale du parent qui accompagne.
Il est donc important de contenir l’enfant dans ses bras et d’être stable et calme, c’est très important que l’enfant sente le parent tranquille et détendu.
Cela va créer chez lui un sentiment de confiance et qu’il peut s’appuyer sur son parent.
Le lien empathique est également essentiel pour que l’enfant se sente compris et aimé surtout dans ce moment de grande vulnérabilité.
(adulte nous avons aussi besoin de cela pour pouvoir nous livrer et nous libérer).
L’ enfant vit son processus et nous sommes juste la pour l’accompagner.

Ce sujet vous intéresse ? : 

http://www.awareparenting.com/pleurs.htm